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La race

L'origine de la race Poitevine Mulassière est assez floue, cependant il est communément admis, qu'elle descendrait de jument autochtones au marais, croisées avec des chevaux lourds flamands amenés dans la région par les ingénieurs hollandais et flamands venus, à la demande d'Henry IV en 1599, assécher le marais poitevin.
Cette race a été utilisée principalement, en croisement avec le Baudet du Poitou, pour la production d'une mule aux qualités exceptionnelles : la mule poitevine. Au XIXe siècle, les juments mulassières ne produisaient pratiquement que des mules. Leur nombre était si important que l'on parle alors "d'industrie mulassière". Cependant, la mule poitevine n'aurait pas ses qualités sans le Baudet du Poitou, la plus grande et la plus ancienne race d'âne. "Il se trouve dans le Haut-Poitou des animaux qui sont presque aussi hauts que les plus grands mulets, mais d'une figure différente. Ils ont presque tous le poil long d'un demi-pied sur tout le corps ; les boulets, les jambes et les jarrets presque aussi larges que les chevaux de carrosse. On les tient à l'écurie séparèment dans des espèces de loges, attachés à des chaines de fer ; on ne les fait sortir que pour saillir les,juments..." - Instruction sur l'amélioration des chevaux en France (1801) - Tiré du Conseil du Roi (1717)

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Poulinière suitée d'un muleton
En 1867, la production locale atteint 18 000 mules par an. "En cette deuxième moitié de XIXe siècle, l'industrie mulassière est à son apogée et le volume financier, plusieurs millions de francs chaque année, consacré à l'importation de chevaux, boeufs, moutons et porcs de toute la France, est compensée par la seule exportation des mules et mulets produits en Poitou." - Le Baudet du Poitou et le cheval de Trait Poitevin - Eric Rousseaux (2000)
Du fait de la mécanisation ces deux races dont les destins sont intimement liés ont vus leur effectifs tomber au plus bas. Le Trait poitevin est resté assez conforme au modèle ancien, les éleveurs ayant toujours refuser de l'alourdir pour la production de viande.
Suite a un programme d'élevage en croisement d'absorption, mis en place il y a une trentaine d'années, les effectifs du Baudet du Poitou sont maintenant remontés et donne naissance en moyenne, à 150 fedons par an.
Le Trait Poitevin vient de bénéficier lui aussi d'un programme d'élevage inspiré de celui du Baudet du Poitou, il faudra attendre donc quelques années pour en voir les premier effets. Cette race fait partie des races de trait les plus en danger en France, avec seulement 71 naissances en 2011.

Le standard

Le Trait poitevin est un cheval de trait de grande taille, avec une palette de robe variée, allant du gris à l'isabelle, ses crins sont fournis et ses membres sont en général garnis de poils longs.
Voici le standard extrait du stud-book 2013 (réglement approuvé le 19 janvier 2012) :

Tête très forte, plutôt longue, chanfrein légèrement busqué, ganaches écartées, arcades zygomatiques saillantes, oreilles grosses et longues, encolure longue chargée de crins abondants et longs, épaule longue et oblique, garrot bien sorti, dos long et bien attaché sur le rein, hanches écartées, croupe large, avalée, cuisse musclée et bien descendue, fesse longue et droite.
Poitrine large et profonde, côtes longues, membres puissants garnis de poils gros et abondants, parfois frisés ou en pinceaux sous les genous et les jarrets, articulations larges, sabots larges et bien conformés. La robe est de couleur variée. De préférence : isabelle, noir, noir pangaré ou gris, avec le minimum de marques blanches (balzanes et liste). La robe pie est exclue.
Dans l'idéal le mâle adulte (5 ans) aura une taille minimale de 1,65 m, et la femelle adulte (5 ans) aura une taille minimale de 1,60 m.

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Baudet du Poitou
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Baudet du Poitou
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Jument mulassière
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Mule Poitevine
Le site de l'Association des Races
Mulassières du Poitou
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racesmulassieresdupoitou.com